
|
Retour
|
|
39 PASSIVE ATTAQUE Bon d'accord, je n'ai écouté qu'un bref extrait, sur la
compile bonus d'un magazine : Massive Attack cru 2004. On avait beau se
douter qu'un jour on en arriverait là, je ne pensais pas que ça
serait si tôt. Comment dit-on "peau de chagrin" dans le
patois de Bristol ? Voilà un collectif (The Wild Bunch) qui accouche
d'un trio, lui-même bientôt métamorphosé en
duo, puis en solo. Et aujourd'hui, Brrr
on dirait qu'il ne reste
plus personne. Comme dans le polar d'Agatha Christie. OK, ce n'est pas
exactement le nouvel album, juste une participation à la B.O. du
prochain Luc Besson, mais où est passée l'étincelle
? Oh, je vous l'accorde, c'est clean : mi-Bacharach, mi-Morricone. En
étant cynique on pourrait même dire que c'est joli. Mais
je n'ai pas envie d'être méchant, pas avec quelqu'un qui
m'a fait passer tant de moments inoubliables. Je me souviens d'une interview
de 3D - le survivant du trio - qui s'étonnait du succès
de Blue Lines, le CD coup d'essai / coup de maître : on n'est pas
des musiciens, revendiquait-il, on bricole, c'est tout, je conçois
qu'on puisse être fan des Beatles ou des Beach Boys, mais de nous,
franchement
Peut-être l'ex apprenti sorcier est-il parvenu
aujourd'hui à réaliser son rêve : écrire des
Musiques majuscules que lui-même aurait envie d'acheter (ce qui
n'était pas le cas à l'époque). La démarche
est respectable, mais égoïstement j'espère que les
retrouvailles annoncées avec Mushroom, le complice de la première
heure, rétabliront l'alchimie naïve de Karmacoma, Protection,
Man Next Door
Avis aux artistes : méfiez-vous de vos chefs
d'uvre, celui qui donne un jour est redevable à vie ! Le 09.12.04 |