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Les White Stripes n'y sont pour rien. Ni les Kills, d'ailleurs, pas plus
que les Raveonettes, les Black Keys, les Gault-Millau ou les Poiret-Serrault.
Si Bonin Ouaib officie ces temps-ci en duo, ce n'est pas tant une question
de mode qu'une question de place. Car dans les Alpes Maritimes en 2003
il y a tellement de clients dans les pubs qu'on scie désormais
les estrades pour rajouter des tables.
Donc Bonin s'adapte. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, chantait
l'an dernier une ex-Starac oubliant au passage de reverser ses royalties
à Nietzsche. Et puis si on calcule bien, un piano ou un orchestre
symphonique, à l'arrivée, ça fait toujours 100% du
total, non ?
Bonin Ouaib en duo, c'est toujours - aujourd'hui mieux qu'hier sans parler
de demain - Jérémy au chant et à la Strato sur un
tapis de percussions subtilement tressé par Mathieu (qui, soit
dit en passant, est un peu à Meg des White Stripes ce que Bocuse
est à Macdeau). Au point qu'on entend clairement une basse virtuelle
entre les lignes, et bien plus encore si on tend correctement l'oreille
gauche.
Bref, si l'envie vous prend d'inviter Bonin Ouaib dans votre séjour,
vous n'aurez qu'à pousser légèrement le canapé
bleu. Tout ce qu'on vous demandera, c'est de mettre une heure ou deux
la télé au piquet, et surtout de ne jamais réclamer
de reprises : trop de groupes talentueux ont perdu leur âme à
se travestir en juke boxes. Cela dit, si votre salon ou votre garage le
permet, Bonin Ouaib est également disponible cette saison en trio,
quartet ou plus si affinités. D'ailleurs, sur le CD qu'ils on enregistré
cet été
Mais ceci est une prochaine histoire.
A très bientôt.
Le 27.11.03
Daniel Angelo |